Trop ou trop peu de GLUCIDES

Les glucides ont pour unité de base le glucose et sont le carburant universel de la vie. Comme ils sont surtout d’origine végétale, ils contiennent à l’état naturel des vitamines et des minéraux et sont un tonique pour le foie, le cerveau et le cœur. Leur rôle principal est de fournir immédiatement de l’énergie à l’organisme.
Du point de vue de leur structure, les glucides peuvent être :
- des MONOSACCHARIDES – ils sont digestes et ont une valeur énergétique de 4,1 kcal/g. Le glucose est le sucre le plus répandu, le précurseur du glycogène (l’amidon animal, forme sous laquelle les glucides sont stockés dans l’organisme). En l’absence totale de glucides dans l’alimentation, les réserves de l’organisme s’épuisent en 12 à 20 heures, l’oxydation des lipides de réserve s’intensifie, ce qui finit par provoquer d’importants troubles métaboliques ;
- des DISACCHARIDES – ils peuvent être digestes ou non ; les digestes ont une valeur énergétique (saccharose, lactose, maltose et cellobiose) ;
- des glucides COMPLEXES – ils peuvent être digestes, difficiles à digérer ou non digestes : amidon, cellulose, substances pectiques, glycogène.
La CELLULOSE est une fibre végétale insoluble présente dans la structure des plantes ; difficile à digérer, elle joue un rôle important en fin de digestion en modifiant le transit intestinal et en favorisant la formation des selles. Les céréales contiennent plus de cellulose que les légumes et les fruits.
La PECTINE est une fibre végétale soluble présente surtout dans les fruits et les légumes ; elle est bien tolérée par les personnes dont l’appareil gastro-duodénal est sensible. Des expériences ont montré que la pectine fixe quatre fois sa masse en lipides, agit favorablement sur le métabolisme des graisses et contribue à la régulation du cholestérol. Les pectines jouent aussi un rôle important dans l’absorption de la vitamine A, la santé du côlon, l’inhibition de la flore de putréfaction, l’élimination du plomb, de l’arsenic et du méthanol en cas d’intoxication et la prévention de la constipation. On trouve de grandes quantités de pectine dans les pommes, les pêches, les abricots, les oranges, le chou, les carottes, les tomates, les pommes de terre et les petits pois.
Le GLYCOGÈNE est constitué de nombreuses molécules de glucose et constitue la réserve d’énergie de l’organisme. L’excès de glucose qui passe dans le sang par l’intestin est transformé en glycogène. La plus grande partie du glycogène se trouve dans les muscles et le foie. Le glycogène musculaire est consommé lors d’un effort physique ou d’une alimentation très pauvre en glucides ; s’il n’est pas reconstitué, une fatigue persistante peut s’installer. Le glycogène du foie fournit rapidement de l’énergie, surtout au cerveau. Après une hausse rapide de la glycémie due à des aliments très sucrés, beaucoup de personnes se sentent fatiguées et sans énergie 2–3 heures plus tard.
Teneur en glucides des fruits et légumes :
- jusqu’à 5 % : endives, poivrons verts, concombres, oignons nouveaux, chou-fleur, courgettes, arroche, radis, salade, épinards, tomates, aubergines ;
- entre 5,1-10 % : poivrons, haricots verts, chou, aneth, carottes, persil, poireaux, betteraves rouges, céleri, orties, groseilles à maquereau, fraises des bois, fraises, pamplemousses, citrons, mandarines, melons et pastèques ;
- entre 10,1-15 % : oignons, petits pois, panais, myrtilles, ananas, bananes, abricots, groseilles, genêt, mûres, coings, pommes, mûres sauvages, pêches, oranges, griottes, framboises, etc. ;
- entre 15,1-20 % : noisettes, cacahuètes, pommes de terre, cerises, poires, prunes, raisin ;
- plus de 20 % : noix.
Un faible apport en glucides peut entraîner une hypoglycémie, caractérisée par de l’anxiété, des tremblements, de l’agitation, un essoufflement, un refroidissement des extrémités, des paresthésies des lèvres et de la langue et de légers troubles de la parole.
Une consommation excessive de glucides pose de gros problèmes au pancréas et peut, avec le temps, conduire au diabète. De plus, trop de sucre entraîne des caries dentaires, des rhumatismes chroniques, de l’obésité et des troubles digestifs.
